1/ Comment peut-on définir la notion de WEB 2.0 ?
Le "Web 2.0" ambitionne de placer l'internaute au c½ur des services en ligne et recouvre au moins trois réalités :
- L'internaute-contributeur, matérialisée par les outils de blogs/wikis,
- Le confort de l'utilisateur grâce aux interfaces web dites " riches ",
- L'intégration de services en ligne tiers au sein d'une nouvelle application web, qu'il s'agisse par exemple d'un portail affichant des flux RSS ou d'une combinaison d'un service cartographique avec d'autres informations géolocalisées.
En ne considérant que les aspects techniques, le web 2.0 fait aujourd'hui référence aux éléments suivants :
- Nouvelles technologies comme l'AJAX, API REST
- Nouveaux langages comme Ruby On Rails
- XHTML, et feuilles de style CSS2
- Disparition des tableaux HTML dans le code,
- Séparation entre le contenu et la présentation
C'est également l'avènement des mashup, l'intégration de services permettant de constituer une page complète, google map pour localiser un hôtel par exemple et le RSS évidemment qui est la base technique du web2.0.
Traduisible en français par "mixage" ou "fusion", le mashup consiste à agréger au sein d'une même application Web des contenus ou services extraits d'un ou plusieurs autres sites Web.
Les mashups sont donc pleinement dans la mouvance du Web 2.0 et placent l'utilisateur, ou plus particulièrement les développeurs, au c½ur de ce qui est présenté comme le nouvel Internet, en lui permettant de personnaliser des interfaces Web, d'extraire et d'agréger librement des contenus
En termes fonctionnels / utilisabilité, le standard est le read/write web, dont le maître mot aujourd'hui est User Generated Content.
Par cette terminologie, il faut comprendre une augmentation significative des partages entre les internautes et de la communication dans le deux sens comme par exemple l'ouverture de blogs d'entreprises avec possibilité d'échange avec les clients. C'est aussi un retour vers la simplicité de navigation, une navigation beaucoup moins intrusive basée essentiellement sur l'analyse comportementale de l'utilisateur.
2/ Qu'est-ce qu'implique le respect de la norme XHTML + CSS ?
Sans rentrer dans un débat technique, le respect de cette norme apporte beaucoup d'avantages et de simplicité :
- dans la génération du code HTML,
- pour la mise en page,
- en termes d'évolutions des structures d'affichage des contenus,
- pour la compatibilité avec les différents terminaux (mobile, ou à destination des handicapés).
3/ Recommandez-vous le recours au RSS et si oui de quel façon ?
A l'heure du développement du Web 2.0 plus participatif et réactif, la diffusion d'information par flux RSS devient un élément privilégié dans la stratégie de communication d'un média, d'une marque, d'un vendeur. En intranet, les flux RSS sont aussi un puissant outil de veille et, couplés aux plates-formes de blogs, un moyen efficace de collaboration au sein d'équipes projets : il est ainsi possible, par exemple, d'être instantanément alerté de la diffusion et du partage de nouveaux documents de travail.
4/ Préconisez-vous l'utilisation du Podcast et si oui de quelle manière ?
Le terme Podcast est aujourd'hui utilisé de façon abusive pour désigner tout contenu audio/vidéo en téléchargement sur un site web. Or le terme original désigne l'intégration de ces contenus multimédia dans un flux RSS et ainsi l'abonnement automatique de l'internaute à ces contenus. L'internaute peut ensuite lire directement dans son agrégateur RSS les vidéos ou sons auxquels il se serait abonné.
5/ Pour vous dans quels cas faut-il recourir au couple Flash + XML ?
Nous privilégions cette technologie (Flash+XML) lorsqu'il faut mettre en place des animations complexes nécessitant l'utilisation d'éléments ou de contenus dynamiques (en provenance d'une base de données).
De plus, le format XML permet de s'affranchir du type de base de données (Peu importe la base de données, MySQL ou Oracle ou MSSQL, etc...).
Par exemple, la Homepage de CANALPLUS (www.canalplus.fr) est un des meilleurs exemples de réussite d'intégration FLASH+XML : La home permet des remontées automatiques d'informations (à partir d'un échange d'informations entre la base de données et la Player flash, par l'intermédiaire d'un fichier XML). Egalement, le module Flash du header principal permet de déclencher de la vidéo (Player vidéo flash embarqué dans le module flash).
Un autre avantage du Flash réside dans le fait que le Player flash permet de résoudre simplement les problématiques de compatibilité pour tous les navigateurs, pour présenter de belles animations multimédias
6/ Est-ce que le Web 2.0 est compatible avec la notion de référencement ?
La problématique mérite d'être soulevée car les technologies employées comme le JavaScript ou les pages en Flash, ne sont pas des plus simples à référencer : Aujourd'hui encore 90% du JavaScript est ignoré par Google.
- la notion d'enchaînement des actions constitue une seconde limite technique. Les contenus affichés à l'écran sont déclenchés par l'internaute : pour tous les indexer, le robot du moteur devrait idéalement simuler toutes les actions de l'internaute
- L'autre point négatif concernant le référencement de cette nouvelle technologie est sa vocation même : Ajax est davantage une interface pour plate-forme applicative. Partant de ce postulat, le référencement du contenu - comme il l'est encore présent sur une simple page HTML - devient ambitieux car Ajax regroupe sur un même fichier plusieurs informations. La notion de document évolue donc.
Le Web 2.0 combine un aspect technologique indéniable à un aspect social pour faire interagir l'internaute, par l'usage de flux RSS, de blogs et de leurs commentaires ainsi que d'outils de partage de liens. Les liens RSS peuvent aider à fournir le flux de référencement, leur présence est donc idéale sur un site en constante évolution.
7/ WEB2.0 : Quelques exemples de réalisations Business&Decision
• Site de Vente en ligne Canal+ et CanalSat entièrement en AJAX (http://sabonner.canal-plus.com)
• SamsungMobile : logos, sonneries, jeux, vidéos, accessoires en AJAX sur www.samsungmobile.fr
• Contrôle de validité de mails en interrogeant directement les serveurs de mails en direct sur www.apce.fr